Institut Nationale de L’Origine et de la Qualité


Comprendre les labels de qualités (mise à jour 2017).

Le traité CETA menace nos AOC-AOP, mais pas toutes… Un tel traité pourrait fragiliser encore davantage nos campagnes et la qualités des produits qui font la réputation de notre gastronomie.
Ce « billet » explique ce que sont ces AOC, je le re-publie en raison de l’actualité, puisque José Bové appelle les producteurs à la mobilisation, pour que le gouvernement revoie sa copie et fasse pression sur Bruxelles, en y mettant un veto définitif. Les traités de libre échanges pullulent, permettrons-ils de protéger les A.O.C, l’avenir nous le dira.
Un point de vu critique aussi du système de ces vignerons exclus, parce qu’ils ne respectent pas les cahiers des charges, ou par jalousie parfois pour des motifs divers et futiles. L’A.O.C est un cadre. Il faut pouvoir en sortir pour faire évoluer les appellations, donc certains vinifient en vins de table des vins d’avant-gardes, alors gardez l’esprit ouvert.

Et pour nourrir votre réflection vous pouvez ré-écouter ceci... France-inter « Le Vrai/Faux de l’Europe.

Un peu d’histoire :

La notion d’origine des spécialités gastronomiques est très ancienne, les Romains, fins gastronomes ont contribué en leur temps à l’essor de la vigne et de la viticulture « Gauloise » et connaissaient la réputation des mets et leurs origines. C’est en 1905 que démarre l’histoire moderne de l’AOC, à l’époque il s’agit de réguler et d’organiser la filière viticole. Mais ce système qui a fait rapidement ses preuves va s’étendre peu à peu à d’autre matières agricoles.

Le premier fromage à entrer dans les AOC est le Roquefort en 1925,  l’INAO sera créé en 1935, c’est un établissement public et administratif qui régule toujours aujourd’hui les appellations d’origines française. La particularité des AOC est de reconnaître les produits en les liant à leur terroir et à un savoir faire. Les autres pays européens suivront comme par exemple l’Italie avec les DOC et DOCG, (attention de ne pas confondre il existe les AOC suisses également), puis l’Europe va créer l’AOP (appellation d’origine protégé) en 1992 afin de créer un label européen commun et similaire à nos AOC.
IGP indication géographique protégée (je sais c’est compliqué) est moins restrictive que l’AOC ou l’AOP. Et encore je vous passe les AO-VDQS et vin de pays qui devraient disparaître au profit de l’IGP (si ma mémoire est bonne). Depuis c’est fait d’ailleurs.

Aujourd’hui

L’INAO s’est transformée récemment on devrait donc l’appeler INOQ institut national de l’origine et de la qualité et intègre depuis peu les labels AB agriculture biologique ainsi que le Label Rouge et les STG spécialités traditionnelles garantie.
Pour mieux vous rendre compte de l’importance pour notre « identité nationale » (sujet d’actualité) :

  • Les AOC boissons alcoolisées c’est :
    394 appellations (vins eaux de vie, soit 47% de la récolte française de vins, produits cidricoles et rhum).
  • Les AOC laitière et agro-alimentaires :
    48 appellations (45 fromages, 2 beurres, 1 crème, et une nouvelle depuis ce printemps)
  • Les indications géographiques protégées, Label Rouge et Spécialité Traditionnelle Garantie
    90 IGP : 32 volailles, 18 viandes 20 fruits, légumes et céréales.
  • Le Label Rouge
    Plus de 500 cahiers des charges enregistrés
  • L’Agriculture biologique
    13298 exploitations soit 2,5% des exploitations françaises.
    (Source INAO)

Pour conclure chaque AOC, AOP, IGP etc… a son propre cahier des charges, certains étant plus restrictifs que d’autres ce qui rend les choses encore plus compliquées.
Et tout ça n’est pas figé, on se bouscule au portillon pour faire reconnaître son savoir faire, de quoi être optimiste.

Dés que je trouve des informations sur les AOP mondiale je complète ce billet…
Voici un très long article qui traite du sujet, dont les conclusions sont assez optimistes.
En effet avec la protection des savoirs faire locaux, c’est tout un dynamisme rural que l’on maintien et c’est ici.

Et également les résultats très encourageants de l’agriculture bio en 2017, bon pour la planète et… l’économie… tient-donc ! là-bas. (Sud-Ouest.fr)

La menace des géants de l’industrie, prêt à copier à peu de frais, C’est sur France Inter.
« On Va Déguster » 19/2/2017.